Touché par une longue enquête du Monde consacrée à sa succession et aux tensions dans son empire, Bernard Arnault a choisi de répondre avec une ironie mordante. Le dirigeant n’a pas ménagé ses mots.
L’enquête du Monde sur la succession de Bernard Arnault
Dans une vaste enquête publiée le 24 juillet, Le Monde explore les rouages de l’empire LVMH. Le quotidien examine en détail les coulisses du groupe de luxe et s’attarde sur une question majeure : la succession de son fondateur, Bernard Arnault. Selon ce récit, une véritable guerre d’influence opposerait les cinq enfants de la famille. Tous occupent des postes stratégiques et seraient engagés dans une compétition féroce pour le pouvoir.
Une dynastie LVMH sous tension
Rivalités internes, tensions avec la belle-famille et décisions stratégiques du patriarche composent le portrait d’une dynastie sous haute tension. Cette description d’un empire au bord de la crise n’a visiblement pas plu à Bernard Arnault. Le multimilliardaire a donc pris publiquement la parole pour une réplique aussi incisive qu’ironique.
Une pointe d’humour noir
Le patron de LVMH a préféré se moquer de l’enquête plutôt que de publier un démenti formel. Revenant directement sur la manière dont sa famille est présentée dans les médias, il joue avec les surnoms qui lui sont attribués : « En 1984, on m’appelait Terminator, je préfère la dernière famille royale, c’est plus élégant et c’est meilleur pour les ventes chez Dior ».
Pour écarter cette image de cour monarchique, Bernard Arnault raconte avec une pointe de provocation la réaction de ses enfants après la publication. Alertés sur WhatsApp, ils lui auraient demandé s’ils devaient désormais lui faire la révérence. Il leur aurait alors répondu qu’un simple « bonjour Monsieur » suffirait.
Le milliardaire s’en prend également aux critiques visant ses réseaux d’influence. Tout en évoquant ses échanges avec les chefs d’État du monde entier, il se moque du reproche selon lequel il « murmurer » à l’oreille des présidents français : « J’aurais dû rester avenue Montaigne à ne parler qu’à mon chien ». Au terme de cette série de piques, il ne concède au journal qu’un seul bon point, pour ses mots croisés, qu’il juge « excellents ».
Le rappel d’une vision stratégique
L’homme d’affaires utilise aussi cette prise de parole pour replacer la discussion sur le terrain économique. En opposant le temps médiatique à celui des affaires, le dirigeant déplore que les rivalités supposées entre ses proches éclipsent la réalité industrielle du groupe.
À propos de son empire, il rappelle : « On ne dirige pas cela comme une plateforme numérique : on l’entretient, on le prépare, on le transmet », mettant en avant sa responsabilité envers les 220 000 collaborateurs du groupe. Cette réponse suffira-t-elle à apaiser la situation ? Rien n’est moins sûr…






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